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La Fondation Domus référence ici des ouvrages liés à sa pratique professionnelle ou qui peuvent prolonger la réflexion des conférences organisées à l'Espace Garance.


Malades psychiques

  • > 20 Romans pour lire la folie autrement

    20 Romans pour lire la folie autrement
    2013 - Sélection de romans autour de la folie - Voir la liste

    Les Journées de la schizophrénie s’associent à Payot Libraire pour proposer une autre lecture de la folie. Les ouvrages ont été sélectionnés et commentés par des collaborateurs et collaboratrices des librairies Payot de Suisse romande.

     

    STÉPHANE ALEXANDRE, « LE COUPE-ONGLES » Les Arènes
    En 2007, lorsque le diagnostic tombe, Nicolas a 19 ans : il est schizophrène. Son père est alors sous le choc ; les crises et les internements de son fils sont difficiles à accepter. Pour exorciser sa souffrance face à la détresse et à la fragilité de son enfant, Stéphane Alexandre livre, sous pseudonymeet à la manière d’un roman, un témoignage sincère qui, l’espère-t-il, aidera les familles dans une situation similaire. Mais « Le coupe-ongles » est avant tout une déclaration d’amour, un cri du coeur, d’un père envers son fils ! B.S.

     

    GWENAËLLE AUBRY, « PERSONNE » Folio
    À partir des souvenirs et des notes de feu son père, l’auteure tente de comprendre qui était ce dernier, cette personne qui lui était si familière et étrangère à la fois. Sous la forme d’un abécédaire, on y découvre un être aux multiples visages, perdu entre deux mondes. On y découvre aussi sa fille qui, avec chaque mot, tente de créer des ponts entre ses mondes et lui redessine une humanité, souvent engloutie par la maladie. Un texte touchant et d’une rare justesse. Sans prétention, ni jugement. M.S.A.

     

    HENRY BAUCHAU, « L’ENFANT BLEU » J’ai Lu
    Parce qu’il est psychotique, Orion fréquente un hôpital de jour. Son analyste Véronique découvre chez lui une imagination hors du commun et le guide vers la création artistique, ce qui le sauvera. C’est un thème cher à Bauchau qui le lie à une subtile compréhension d’une âme torturée et à un tableau sans complaisance d’une relation d’aide qui, comme souvent, apporte beaucoup aux deux protagonistes. L’expérience et la sensibilité d’Henry Bauchau font merveille pour traiter un thème profondément humain. J.-M.B.

     

    HOWARD BUTEN, « MONSIEUR BUTTERFLY » Point
    Hoover Sears s’est « acheté » quatre enfants atteints de pathologies diverses : il a besoin d’argent et leur institution paie bien pour un foyer d’accueil. Ils forment instantanément une famille soudée par un amour sans conditions et un mode de vie farfelu, à la barbe du monde « normal ». Il ne se heurtera finalement qu’à une réalité : les enfants différents eux aussi grandissent… Howard Buten, psychologue pour enfants autistes et clown, signe un roman-récit poétique et délirant qui arrache le rire et les larmes à chaque page. J.B.

     

    ROSSANA CAMPO, « À LA FOLIE » Fayard
    L’auteure italienne Rossana Campo trace dans ce roman teinté d’humour le portrait de trois êtres qui évoluent aux limites de l’humanité, là où la subjectivité flirte avec la folie. Ses personnages s’incarnent dans le flot cru du langage. Dans leur monde, ils cherchent à se préserver du « monde des apparences des adaptés (eux ne le sont pas) et des hypocrites » ; dans leur monde, l’amour et la douleur sont à vifs, leur vérité est celle-ci : « les fous ne font pas semblant ». O.P

     

    COLLECTIF, « LE JARDIN SCHIZOLOGIQUE » La Volte
    Comment définir, en science-fiction et en transgenre, la schizophrénie ? C’est le pari insensé que les Éditions La Volte relèvent dans ce magnifique recueil de nouvelles. Réunissant 18 auteurs pour un total de 13 nouvelles, La Volte réussit son pari en laissant carte blanche aux auteurs. Le lecteur se prendra, et se perdra, dans les dédales de ce jardin aux thèmes variés et aux visions différentes de cet état qu’est la schizophrénie. Toutefois, il s’amusera de la récurrence de certains d’entre eux ! S.Lü.

     

    GUY DE MAUPASSANT, « LE HORLA » Flammarion
    Depuis le jardin de sa maison de Normandie, le narrateur observe un magnifique trois-mâts brésilien qui vogue sur la Seine. Quelques jours plus tard, malade, il est saisi de sensations étranges et assiste, impuissant, à d’inexplicables phénomènes. Convaincu qu’une force invisible – qu’il nomme Le Horla – hante sa demeure, il décide de s’en débarrasser, non sans peine… Oscillant entre factualité et fantasmagorie, ce classique de la littérature fantastique offre un récit rythmé, vif et palpitant. B.S.

     

    DELPHINE DE VIGAN, « RIEN NE S’OPPOSE À LA NUIT » Le Livre de Poche
    L’auteure décrit la vie de sa mère Lucile : une enfance heureuse et remplie d’amour jusqu’à la mort de l’un de ses frères. Commence alors la lente décomposition de cette famille et la chute de Lucile dans la bipolarité. Ses deux filles, Delphine surtout, auront la responsabilité de sa stabilité émotionnelle. Delphine de Vigan livre sa hantise des changements psychologiques de sa mère. Un mélange de douceur et de violence, une relation entre amour et culpabilité. Un livre bouleversant ! A.S.

     

    MARC DUGAIN, « L’INSOMNIE DES ÉTOILES » Folio
    À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en 1945, un groupe de soldats français emmené par le capitaine Louyre découvre dans une ferme isolée Maria, une jeune fille vivant seule comme une sauvage. Dans la grange, ils retrouvent également un tas d’os humains calcinés. Le capitaine va alors tenter de découvrir la vérité en se plongeant dans le passé de l’adolescente jetée en prison. Marc Dugain nous peint un tableau fascinant du nazisme ordinaire et réussit à nous faire réfléchir sur des sujets graves, tels que la psychiatrie pendant la guerre. G.P.

     

    FRANCIS SCOTT FITZGERALD, « TENDRE EST LA NUIT » Le Livre de Poche
    Rosemary, jeune actrice, passe des vacances avec sa mère en Côte d’Azur. Là, les deux femmes vont faire la connaissance d’un groupe atypique d’Américains, dont l’attraction principale est un couple excentrique : Dick et Nicole. Dick, brillant psychiatre, mène son entourage à la baguette et Rosemary tombe sous son charme. Pourtant, au fil des pages, le lecteur se sentira lui aussi attiré par ce couple de prime abord superficiel pour y découvrir des personnages non seulement complexes, mais cachant aussi un lourd secret. S.C.

     

    MAVIS GALLANT, « CIEL VERT, CIEL D’EAU » Folio
    Après un divorce difficile, Bonnie, une riche Américaine quelque peu écervelée, fuit avec sa fille Flor en Europe. En perpétuel transit, d’hôtel en hôtel, de Venise à Paris, Flor développe une psychologie fragile, l’exilant peu à peu à l’intérieur d’elle-même tout en déployant ses perceptions singulières. Orchestré en quatre parties portant un regard fragmenté sur les relations de Flor aux autres et au monde, ce roman subtil aborde les rivages de la schizophrénie avec une empathie lumineuse. A.B.

     

    BEATE GRIMSRUD, « UNE FOLLE EN LIBERTÉ » Actes Sud
    Est-ce être en liberté que de vivre colonisée par quatre voix mystérieuses et autoritaires, qui télécommandent la vie dans le plus grand désordre ? Mais est-ce être folle que de confier à la littérature la mission de recueillir les bribes d’une expérience pour la façonner et la rendre accessible ou acceptable ? Avec une audace stylistique et un courage époustouflant, l’écrivain norvégienne ose nous faire pénétrer au coeur d’une personnalité qui lutte pour ne pas voler en éclats. J.B.

     

    EMMANUELLE GUATTARI, « LA PETITE BORDE » Mercure de France
    Avec ce premier roman, Emmanuelle Guattari revisite son enfance passée dans l’établissement psychiatrique créé par son père Félix. Un lieu avantgardiste où la thérapie par la liberté s’oppose à l’enfermement traditionnel réservé aux malades mentaux. Compilant ses souvenirs d’enfance dont le ton oscille entre mélancolie et humour, l’auteure fait revivre l’institution de la Borde et relate une jeunesse passée au contact de malades qui gardent toute leur humanité : « La Borde, avant tout, c’était chez nous ». S.Le.

     

    EVAN HUNTER, « LES MENSONGES DE L’AUBE » Archipoche
    Rarement roman n’aura joué avec autant de désinvolture et d’adresse la carte du dédoublement et de la multiplicité. À New York, ville-monde aux mille visages, les jumeaux Annie et Andy paient l’instabilité bien cachée de leur famille : Annie, mythomane, séductrice et manipulatrice, s’enfuit sans cesse vers de dangereux horizons, contraignant son frère à la rechercher. Car même si elle exagère, certaines menaces semblent crédibles… Par un auteur de polars qui lui-même adore multiplier les pseudonymes ! J.B.

     

    GERTRUD KOLMAR, « SUSANNA » Christian Bourgois
    Nous sommes en Allemagne, à la toute fin des années 1930. Susanna est différente, et très belle aussi. Son monde intérieur est bouillonnant, onirique, fantasque, totalement hors-normes, ce qui inquiète beaucoup son entourage. Elle rencontre alors une gouvernante : une femme droite, rationnelle, apparemment insensible, et seule. C’est un récit lumineux et délicat qui ressort de la confrontation de ces deux êtres à une époque et dans un pays où il ne fait assurément pas bon être juif et différent. X.

     

    DENNIS LEHANE, « SHUTTER ISLAND » Rivages
    Teddy Daniels débarque à la prison-asile de Shutter Island, où il recherche une meurtrière schizophrène et le pyromane qui a fait périr sa propre épouse. Ses investigations le plongent dans un univers étouffant, dont l’angoisse et la violence tissent le quotidien. La maîtrise de l’enquête et le jeu d’éléments de plus en plus énigmatiques fait de ce roman une véritable toile d’araignée mortellement poisseuse, un modèle du genre à l’architecture impeccable et au suspens redoutablement efficace. J.B.

     

    PATRICK MC GRATH, « SPIDER » Folio 
    Après un long exil, Dennis « Spider » Cleg, est de retour à Londres. Installé dans une pension sinistre non loin du quartier de son enfance, Spider tente d’apprivoiser les souvenirs fragmentés de son passé en les consignant dans son journal. De son récit chaotique, surgiront les spectres d’un père alcooliqueet d’une mère disparue qui, peu à peu, le confronteront à la cause tragique de son traumatisme. Dans ce roman ambitieux, McGrath explore les tréfonds d’un esprit torturé et plonge, en apnée, dans les vertiges de la folie. B.S.

     

    SOUS LA DIRECTION DE NATHALIE NARBEL ET SAMIA RICHLE, « DOUÉS DE FOLIE » Labor et Fides
    Dans ces « récits à bascule » justement nommés, on passe de la réalité au rêve, de l’intuition à la raison. Chacun décrit, de l’intérieur, son parcours, sa pathologie ou ses moments de crise avec lucidité et perspicacité – et même parfois avec humour ! Mais finalement, ces observations ne font rien d’autre que de nous parler de nous-mêmes. Pour le lecteur, c’est la possibilité d’approcher une frontière trouble, de prendre connaissance d’un au-delà de toute proximité. O.P.

     

    RIWOAL, « EN ROUTE VERS LE CLOCHARD » L’Altiplano 
    Riwoal voulait être journaliste, et non romancier – jusqu’à ce qu’une dépression l’envoie en clinique, vers l’expérience d’un monde à part, à la fois ouaté et violent. Si son « personnage » en est sorti (volant en souvenir le pyjama de l’institution !), un peu de son âme est resté entre les murs, auprès de ses étranges camarades, mais surtout un peu de ces murs est resté dans son âme, à jamais tourmentée de questions graves et poétiques sur le réel, la folie, les femmes, la mort ou la guérison, cette chimère. J.B.

     

    JOHN WRAY, « LOWBOY » Rivages 
    Lowboy, 16 ans, est schizophrène. Persuadé que la Terre s’embrasera dans dix heures et que lui seul est en mesure d’empêcher ce désastre, il s’évade de la clinique psychiatrique new-yorkaise où il est interné. Parti à la recherche de la jeune Emily et traqué par sa mère et la police, il s’engage dans une course-poursuite haletante galvanisé par son projet de sauver le monde. Avec une écriture incisive et réfléchie, John Wray n’hésite pas à mélanger les genres pour offrir une vision complexe des dérives de la folie. B.S.

Schizophrénie

  • > Parler de la schizophrénie aux enfants

    Parler de la schizophrénie aux enfants
    2013 - Sélection d'ouvrages - Voir la liste

    A l'occasion de la "Journée de la schizophrénie 2013", l'association Synaps'espoir publie une liste d'ouvrages, dont certains spécialement destinés aux enfants. 

    Voir le site de l'association

     

    "Espoir de schizo", AlexysGuillon 
    Explique la schizophrénie, comment vivre avec et les traitements possibles.

     

    "A quelle heure passe le train", de Jean Oury et Marie Depussé
    Dialogue entre un psychiatre et une écrivaine sur la folie, accessible tout en traitant le sujet en profondeur.

     

     

     

    "Petite-Oursonne et son papa", Claire Frossard
    Destiné aux très jeunes enfants (UNAFAM France pour commande)
    L’histoire de la Petite-Oursonne est conçue pour répondre aux questions essentielles que se posent la plupart des petits alors qu’ils n’osent pas en parler et qu’ils souffrent également de la situation: pourquoi le papa s’isole ou crie un peu fort ? Est-ce que j’ai fait quelque chose demal ? se demandent-ils.
    Et surtout, grâce à un texte très simple mais explicite, des images très évocatrices mais poétiques,«Petite-Oursonne et son papa» constitue un point de départ précieux pour évoquer avec ses enfants, sans tabou, ce sujet difficile à aborder: la maladie  psychiatrique d'une persone de la famille ou d’un ami.

     

    "La petite casserole d’Anatole", Isabelle Carrier
    Anatole est un drôle de petit bonhomme, pas tout à fait comme les autres, vaguement inquiétant. Il faut dire qu’il traîne unepetite casserole derrière lui. Avec elle, tout devient obstacle infranchissable. Alors Anatole n’en peut plus, s’énerve, crie, frappe. Mais il aura la chance de rencontrer une personne extraordinaire qui l’accompagnera dans ses combats quotidiens, d’obstacle en victoire. Elle cherchera avec Anatole comment faire pour que la casserole soit un peu plus discrète et ne se coince plus partout. Alors Anatole pourra exprimer ses talents et retrouver le sourire.

     

    "Le prince Hip de Réalité", Rachel Corenblit
    Pièce de théâtre. Dès 10 ans

    Ninon, une petite fille qui ne parle pas et que l’on rencontre chaque jour, lors de sa visite chez le speak-yatre. Pendant que ce Monsieur lui fait faire toutes sortes d’activités pour essayer de la  faire parler, Ninon discute avec une fée originale, avec une fleur suicidaire, dans son pot sur le bord de la fenêtre, et avec  un bonhomme patate oublié par un petit garçon. Et chaque jour, Ninon revient voir le speak-yatre. Jusqu’à ce que Ninon rencontre le Prince Hip de Réalité.

     

    "Un torrent de larmes", Rob Baetens
     SIMILEs Belgique. Dès 14 ans
    Caro est une ado qui tient gentiment son petit journal comme d'autres gamines de son âge. Sauf que pour Caro, son journal, complaisant, confident, va devenir récepteur de larmes, puis assassin et enfin un livre de désespoir. C'est qu'un jour, sa maman s'est mise à entendre des voix, à voir et à croire des choses qui n'existaient pas. Incapable de contrôler ses pensées et ses sentiments, elle a dû être hospitalisée. Le diagnostic est alors tombé: schizophrénie.

  • > Vies schizophrènes ou témoignages

    Vies schizophrènes ou témoignages
    2013 - Sélection de biographies et témoignages - Voir la liste

    A l'occasion de la "Journée de la schizophrénie 2013", l'association Synaps'espoir a sélectionné une liste de biographies et de romans évoquant la maladie. 

    Voir le site de l'association

     

    "Rien ne s’oppose à la nuit", Delphine de Vigan
    Biographie romancée sur la mère de l’auteur, atteinte de schizophrénie.

     

     

    Alabama Song", Gilles Leroy
    Biographie romancée de Zelda Sayre Fitzgerald, atteinte de schizophrénie.


     

    "Un cerveau d’exception: de la schizophrénie au prix Nobel, la vie singulière de John Forbes Nash", Sylvie Nasar
    Biographie de John Nash, brillant mathématicien atteint de schizophrénie.

     

    "Le coupe-ongle", Stéphane Alexandre 
    Récit d’un père sur  son fils atteint de schizophrénie.

     

    "Journal d'une schizophrène", M.-A. Sechehaye 
    Le témoignage d'une psychanalyste dans son accompagnement d'une patiente schizophrène. Il date un peu (1950) mais c'est un classique dans le genre.

     

    "Dieu gît dans les détails", Marie Depussé 
    Chronique de jours ordinaires passés à la clinique psychiatrique de La Borde. Vie quotidienne des patients, poétique.

     

    "Doués de folie", sous la direction de Nathalie Narbel et Samia Richle
    Livre qui rassemble des témoignages de personnes qui on tété en proie à des troubles récurrents du discernement. C'est passionnant et local!

     

    "L’enfantdu silence – Histoire d’une schizophrénie", Françoise Salomon
     Témoignaged’une mère d’un enfant schizophréne.

     

    "Moi, Martin Bélanger, 34 ans, schizophrène", Martin Bélanger
    Témoignage direct d’un jeune homme atteint deschizophrénie.

     

    "Un Héros", Félicité Herzog
    Un livre sur Maurice Herzog, célèbre alpiniste, mais derrière le mythe vivant, un témoignage sur la déchirure de toute une famille et particulièrement sur le destin de Laurent, son frère atteint de schizophrénie.

  • > La schizophrénie romancée

    La schizophrénie romancée
    2013 - Sélection de romans - Voir la liste

    A l'occasion de la "Journée de la schizophrénie 2013", l'Association Synapsespoir publie une sélcetion de romans, pour aborder la maladie autrement.  

    Voir le site de l'association

    "Le traité du zen et des motocyclettes", Robert M. Pirsig
    Bestseller: voyage à moto d’un homme qui sort d’un épisode psychotique, avec son fils.

     

    "Insupportable", Giacomo Sartori
    Histoire d'un personnage schizophrène qui entend des voix. Elles le persuadent qu’il est l’auteur des meurtres commis dans son village.

     

     

     

    "Les Anges de l'univers", Einar Màr Gudmundsson
    Récit poétique sur la maladie mentale en général. Grand prix de la littérature nordique.

     

    "Le Journal d'un fou", Irokawa Takehiro
    Journal d’un homme atteint d’hallucinations, qui va sortir de l’hôpital où il est interné grâce à sa rencontre avec une autre patiente. Primé deux fois au Japon.

     

    "Ciel vert, ciel d'eau", Mavis Gallant
    Vie d’une femme dont on découvre peu à peu la schizophrénie.

     

    "L’arbre de mai", Anne Campiche-Panchaud
    Récit (entre témoignage et roman) d’une mère dont la fille est atteinte de schizophrènie.

     

    "Woyzeck", Georg Büchner 
    L'auteur s’inspire d’un fait divers pour comprendre le crime dont est accusé un homme atteint dans sa santé mentale.

Société

  • > Des racines et des réseaux

    Des racines et des réseaux
    2012 - Bernard Crettaz et Gilles Marchand - Editions à la Carte

    Bernard Crettaz co-signe avec Gilles Marchand "Des racines et des réseaux", correspondances médiatiques entre le sociologue valaisan et le directeur de la RTS. Le premier a enseigné au second la sociologie à l’Université de Genève. Ils n’ont cessé, depuis, d’échanger leurs réflexions. Le dialogue entre les deux hommes porte sur la transmission du savoir, l’importance des racines, l’identité, la vision de la Suisse. Avec en toile de fond, cette interrogation de Bernard Crettaz: à l’heure d’Internet, des réseaux sociaux, des univers de flux incessants, comment trouver des ancrages qui ne soient pas des racines bricolées?

  • > Cafés mortels. Sortir la mort du silence.

    Cafés mortels. Sortir la mort du silence.
    2010 - Bernard Crettaz - Editions Labor et Fides

    En six ans, quarante "Cafés mortels" ont eu lieu en Suisse, sous la conduite du sociologue Bernard Cettaz. Ils ont pour vocation de susciter des témoignages personnels sur un rapport à des deuils lointains ou récents. L'auteur dresse ici un bilan sur cette expérience unique en son genre. Ces rencontres autour de la mort adoptent la culture du bistrot où l’on parle à bâtons rompus entre deux verres et trois assiettes. Cette atmosphère libère une parole qu’entravent des secrets générés par la mort, et que la société contemporaine contribue à entraver dans les prisons de l’intimité. Dans ce livre, Bernard Crettaz en évoque un certain nombre, sortis au grand jour au Café mortel : suicides, morts d’enfants, décès accidentels, non-dits familiaux etc. Au-delà des témoignages, l'auteur explique les règles à suivre pour que la parole sur la mort se libère, notamment du mythe pervers de la « bonne fin » qui se répand aujourd’hui dans les mentalités. Pour Bernard Crettaz, il faut restituer à la mort sa dimension irréductible, sauvage, brutale et scandaleuse, cette dimension qui la restitue à la vie, à sa vérité.